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  • Angelo Curatolo
  • Les Chroniques Ludiques Administrateur : Angelo Curatolo
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  • Bruxelles Uccle rue Vanderkindere236
  • Gentil zozo,passionné de Jeux de Société et de Jazz. Tenancier des "Chroniques Ludiques".

Comptes-rendus de parties

Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /2010 11:56

GOSU visuel   Gosu est un jeu de cartes gobelinesque pour 2 à 4 joueurs de Kim Satö qui sortira chez Moonster Games durant le mois de septembre 2010. Dans ce jeu , il est question pour les joueurs de se constituer par tous les moyens une armée de gobelins plus puissante que celles de ses adversaires.

  J'ai eu l'occasion de pouvoir m'en fabriquer un prototype, envoyé malicieusement par un éditeur qui à tout compris, et d'y jouer régulièrement avec mes petits copains. Et depuis je fais des bonds. Ça faisait des lustres que je n'avais pas été complètement mono-obnubilé par un jeu.

   Gosu est un jeu de cartes qui s'apprivoise, qui demande de se familiariser avec chacun des gobelins des cinq clans qui composent le deck commun, de les envoyer sans relâche dans les rangs de son armée déjantée et, l'expérience venant, de comprendre chacune des facettes de leurs personnalités, de déceler leurs multiples ruses, fourberies, de décoder les fourmillantes interactions et affinités entre chacun d'eux.

   Vous l'aurez compris, Gosu est à réserver aux amateurs de jeu de cartes permettant de réaliser des combos à foison, au sein d'une mécanique et d'un équilibrage aux petits oignons. On pourrait dire par exemple qu'il s'agit d'un mélange réussit et maîtrisé entre Magic et Race for the Galaxy pour faire court, ce ne serait pas faux, mais ce serait aussi réducteur. Les éléments de sa grande force sont sa simplicité des règles et sa facilité de de prise en main, alliés à une richesse tactique confondante. Cette richesse ne vous sautera pas aux yeux lors de votre première partie, durant laquelle vous serez noyé par la variété et la vitalité étonnante de la race gobeline, et où vous aurez certainement l'impression de subir le jeu avec une main piteusement malchanceuse. S'arrêter à cette première impression serait une erreur fatale et vous priverait d'une perle rare parmi les plus grosses perles rares

Depuis que nous y jouons régulièrement, moi et deux trois autres, nous sommes tout fous, c'est la même excitation au début de chaque parties. En tant que joueurs passionné et tenancier d'une boutique de jeux, je suis tenu de jouer sans arrêt à un maximum de nouveautés, mais je dois avouer que depuis que Gosu m'est tombé entre les mains, j'ai quelque peu négligé cet aspect de mon travail; en fait, toutes les excuses sont bonnes pour faire une partie de Gosu, d'ailleurs si vous passez je vous initierais avec plaisir.

  J'attends donc fébrilement sa sortie, pour pouvoir posséder ma belle boite de belles cartes à moi, et propager la bonne parole gobelinesque autour de moi. J'espère de tout coeur que Gosu saura trouvé son public, ce dont je ne doute pas insant.

  Vive Gosu ! Longue vie à Gosu !

 

 

Par Angelo Curatolo - Publié dans : Comptes-rendus de parties
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /2009 11:33
  Depuis leurs premiers jours dans ce plan d'existence pollué et malsain, mes trois enfants ont pris l'habitude de me voir débarquer presque tous les soirs avec un nouveau jeu dans ma besace. Et depuis que j'ai ouvert une boutique, cette fréquence est passée de presque tous les soirs avec un nouveau jeu à « tous les soirs avec plusieurs nouveaux jeux ». Face à cette malédiction familiale, mes rejetons ont développé naturellement des mécanismes de défense aussi diversifiés qu'efficaces. Que ce soient leurs devoirs et/ou leçons qui les empêchent de faire une partie de Caylus; ou encore qu'ils lèvent vers moi, depuis l'écran de leur ordinateur à la luminescence laiteuse démoniaque, un visage livide aux yeux rougeâtres et aux paupières tombant sur des cernes d'un autre âge pour me signifier qu'il est hors de question qu'ils se déconnectent en plein milieu d'une instance juste pour me faire plaisir; ou bien que ç'aurait été avec joie, mais que, pas de chance, c'est justement le moment tant attendu d'une diffusion d'une quinzaine d'épisodes d'affilée d'un feuilleton narrant les ineptes péripéties d'une jeune chanteuse schizophrénique à tendance paranoïaque nageant dans un océan apparemment sans fin de biens matériels coûtant au minimum la peau des fesses; ou alors que je dérange une séance test de relookage expérimentale, suite à laquelle ils nous faudra, à mon épouse et moi, au moins trois jours d'acharnement et de grognements avant d'y voir clair dans la salle de bain; ou même, ne reculant devant aucune ignominie, prétextant des problèmes intestinaux récurremment incontrôlables.

Un homo-ludicus ordinaire se serait découragé pour moins que ça et aurait fini sa carrière en n'allant plus exercer son art que dans des clubs bruxellois fréquentés par des joueurs psychopathes-pinailleurs, cherchant querelle à la moindre distraction d'un adversaire, débraillés, mal rasés, mal peignés, à la braguette entrouverte, au teint blafard et à la bedaine rebondie par de la bière et des pizzas flasques de supermarché.

J'aurais pu effectivement me résigner lâchement face à ce barrage démesuré bâti par une progéniture méprisant mon affection pour les divertissements non-technoïdes pratiqués depuis l'aube de l'humanité avec des petits bouts bois, ossements, plaquettes en pierre gravées... et remplacés de nos jours par des cartons divers, de la bakélite et autres plastiques importés directement depuis le lointain Empire du Milieu. Mais c'était sans compter sur le gène particulier de l'opiniâtreté crasse qui ne dort que d'un œil sous ma surface molle, lequel me fut légué par une série d'ancêtres tous plus têtus que leur mule sicilienne ou que les nuages de mouettes criardes suivant infatigablement le sillage de leurs frêles embarcations de pêche.

Me voilà donc de retour dans mon foyer ingrat, par un de ces soirs belges typiques, grisâtres, humides, venteux, en deux mots complètement démoralisants, avec dans ma besace, non pas une lourde, volumineuse et épaisse boîte de jeu, mais une fine et dérisoirement légère boîte d'initiation aux Jeux de Rôles : " Les Chroniques Oubliées" – BlackBook Editions – 39,90€ prix de vente public ».

Pourquoi ai-je fait ça ? Qu'est ce qui m'a pris, en cette sinistre soirée vouée à un abrutissement programmé devant « Fantômas contre Scotland Yard » ? Quel perfide démon s'est-il blotti au creux de mon âme pour me forcer à pareil reniement des mes habitudes ludiques ?

Je ne suis pas « rôliste », comme ils disent, du moins ne l'étais-je pas, je vous le jure, plein de gens de bonne famille pourront vous le confirmer. J'ai bien acheté ma boîte de « L'oeil Noir » quand j'avais quinze ans, et même plusieurs manuels de « Donjons & Dragons » à la même époque, je le confesse, où je lorgnais à travers la petite vitrine étincelante de merveilles exotiques exposées par la boutique « Dédale », laquelle me faisait miroiter un avenir d'expériences inconnues et prometteuses, déclenchant dans mes mornes pupilles d'adolescent boutonneux et désargenté un foyer flamboyant de désir proche de la folie.

Je dus toutefois me contenter de la lecture et de la relecture de ces épais ouvrages obscurs qui ne daignent offrir les lourdes clefs de leur compréhension qu'aux plus courageux, tenaces et motivés aspirants au statut de « Maître de Jeu ». Pour quelles raisons, alors, suis-je passé à côté de longues et inoubliables parties de Jeu de Rôle, malgré mon enthousiasme et ma foi naissante ? Simplement à cause de cet âpre et navrant constat : les enfants de ma tranche d'âge que je côtoyais étaient pour la plupart de gros nuls n'aimant pas lire et possédant autant d'imagination que le modèle type du prof aigri et dépressif officiant dans l'enseignement secondaire. Des camarades de classe qui, lorsque je leur révélai fébrilement que je m'étais lancé dans la lecture du « Seigneur des Anneaux », me rétorquaient que j'avais des lectures de fille, voire des penchants bizarres. Remettons-nous dans le contexte, le mot « Internet » était totalement inconnu du public, ne lui évoquant rien si ce n'est une peut-être une quelconque société de nettoyage, et aucune librairie bruxelloise (si l'on excepte « Malpertuis », que je ne dénichai qu'un an plus tard et qui me projeta ensuite dans d'horribles profondeurs aussi ténébreuses qu'abyssales) ne disposait dans ses rayons de la trilogie de sir Tolkien. Trilogie que je parvins finalement à dégoter, après que j'eus cru mon dernier espoir envolé de pouvoir un jour poser mes yeux sur cette prose aussi mythique et héroïque que l'Iliade, grâce à l'aide providentielle du couple de tenanciers du tabac-journaux de mon quartier, qui voulut bien effectuer une recherche pour moi et me le commander; que Galadriel bénisse ce couple qui tient encore aujourd'hui son enseigne « Oliver Kid » dans la commune mal famée d'Auderghem.

Je me rabattis donc sur les jeux de plateaux, et notamment les wargames de la séries « Cry Havoc », auxquels j'avais réussi à convertir un copain de classe et à en faire un partenaire régulier; nous passions des après-midi entières, et parfois des nuits, à se faire affronter des armées constituées d'une multitudes de petits pions en cartons qu'il faillait trier, empiler et activer sur des cartes truffées d'hexagones, sans parler de la résolution des combats et des déplacements qui s'effectuaient à l'aide d'une pléthore de tables remplies d'une avalanche de modificateurs; toute une époque, quoi... Puis la poule aux œufs d'or Richard Garfield nous pondit « Magic the Gathering », puis je réussis ma première connexion à Internet, qui tenait plus du miracle ésotérique que de l'informatique, puis j'ai rejoint les premiers groupes de discussion, puis Ankou, puis la ludothèque idéale de Bruno Faidutti, puis TricTrac et mon destin fut dès lors pour ainsi dire scellé à celui des jeux de société.

Mais cela ne répond toujours pas à l'angoissante question qui est de savoir pourquoi je me suis mis en tête de jouer avec mes enfants à un Jeu de Rôle, comme ça, paf (je dis souvent paf). Et bien, pour plusieurs raisons que je vais tenter d'éclaircir, vous n'êtes pas au bout de vos peines...

La principale de ces raisons, celle sous-jacente et soutenant toutes les autres, c'est justement que mon premier élan ludique indépendant, entendez par là : non guidé par un adulte souriant bienveillant ou une campagne publicitaire hypocritement iconoclaste, me porta instinctivement vers les Jeux de Rôle, et que cet élan primaire continua certainement, lové comme un poulpe dans une crevasse rocailleuse sous-marine, à sommeiller en moi, et vous connaissez l'adage aussi bien que moi , n'est pas mort ce qui à jamais dort... Vinrent s'ajouter à cela les différents éléments suivants qui contribuèrent, aussi lentement que sournoisement, à réveiller la bête. Tout d'abord les rôlistes eux-mêmes, que je croisai de-ci de-là au cours de mes pérégrinations ludiques, m'attachant même à certains d'entre eux, Dieu préserve mon âme; des pratiquants ou ex-pratiquants, mais toujours porteurs d'une foi indéfectible envers leur loisir au parfum excentrique. Une foi que je vous exhorte à ne pas éprouver, tendez leur ne fût-ce qu'une misérable brindille, du genre « et les Jeux de Rôle, c'est chouette ou bien ?... » et vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous-même face à la mine déconfite et rageuse de votre compagne lorsque vous rentrerez à l'aube, suite à ce qui ne devait être qu'une petite partie de « Tigre & Euphrate » entre potes, hagard, l'esprit encore enlisé dans les évocations passionnées de contrées fantasmagoriques perdues ou de galaxies peuplées de poulpes savants, parcourues d'aventuriers trimbalant une batterie d'équipements digne du meilleur camelot du continent indien. Et puis, un jour, repaf, j'ai aussi ouvert la plus géniale des boutiques de jeux de l'univers, selon mon petit voisin polonais Karol, qui vient s'extasier au minimum trois fois par jour devant mes boîtes et baver sur mon carrelage; boutique qui me permet, dorénavant, de compulser moult ouvrages interdits, à la lumière naturelle et en portant des gants et un masque chirurgical, je vous rassure. Une dernière chose encore a fini d'enfoncer le pieu dans mon cœur désormais fragile de commerçant : « La Vibration ». Vous ne voyez pas de quoi je veux parler, vous ne la ressentez pas, cette vibration ? Cette onde inaudible et invisible, encore naguère emprisonnée dans le carcan d'une sous-culture faite de journaux télévisés et de reportages binaires je m'en foutistes, cette vague sourde qui se propage inexplicablement depuis quelque temps sur toute la surface du globe pour entrer en résonance, de façon exponentielle, avec le cœur de plus en plus de badauds, jeunes ou moins jeunes; je veux parler de la vibration du « Jeu de Rôle » qui revient de loin, certes, mais que l'on ne peut nier. Cette vibration se manifeste par un intérêt et un regain de motivation que je constate tous les jours dans ma boutique, dans mon entourage et partout sur le web, par une revitalisation soudaine de nombreux sites (Le GrogSDENJeux d'OmbresAntonio Bay - Dices...), des éditeurs qui éditent en pagaille (7ième Cercle, Sans détour, Blackbook, John Doe..), un nouveaux magazine qui voit le jour (Jeux de Rôle magazine), la base de données la plus importante sur les jeux de société ouvrant même un clone entièrement dédié aux Jeux de Rôles (Geekdô); plus convaincant encore, les réactions parentales s'avèrent positives lorsque l'on aborde le terrain des Jeux de Rôle, n'amalgamant plus Donjons & Dragons et pratique du sado-masochisme - à ce sujet je vous raconterai une anecdote rigolote m'étant personnellement arrivée si vous passez un jour à la boutique (je sais, je suis très fort) - et, mieux que ça, ils acceptent même de me confier sans crainte leur progéniture pour des après-midi d'initiation, dates de ces après-midi que vous trouverez par ici (je suis imbattable je vous dis).

Tout cela n'est peut-être qu'un léger frémissement parmi d'autres, mais je suis prêt à parier le menu sushi à 26 € du Mangetsu que nous vivons les prémices d'un « revival » tranquille, assumé et cette fois bien plus accepté, pour ne pas dire toléré, que par le passé, s'annonçant plus facilement générateur d'envies de s'y plonger, et ce par une plus large palette de la population que celle d'habitude accolée à la chose rôlistique.

Maintenant que j'en arrive doucement à la conclusion de cet article, je me rends compte que tout cela sonne un peu comme un « Coming Out », mais un Coming Out qui n'a pas de raison d'être, puisqu'il tombe sous le sens que la pratique du Jeu de Rôle est une activité ludique, sociale, littéraire et intellectuelle extrêmement enrichissante.

Ma conclusion sera donc brève et concise : « Je joue désormais un soir par semaine une partie de jeux de rôle avec mes trois enfants et on prend son pied ! »


Angelo

(Correction orthographique : Agnès HU)



Par Angelo Curatolo - Publié dans : Comptes-rendus de parties
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /2008 14:18
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Cela faisait un mois que nous en parlions, cela faisait un mois que nous l'attendions, Benk et moi, notre première partie de "1960 : The Making of the President". undefined
Inutile de s’appesantir sur le thème, celui-ci est exceptionnellement enthousiasmant, même pour quelqun comme moi qui n’ai jamais été franchement conscientisé politiquement parlant.  Et puis lorsqu'on vit en Belgique, il n'est pas facile d'y comprendre grand chose, à la politique, surtout que l'on vient d'atteindre cette année l'apogée en matière de surréalisme à la belge justement.  Quoi qu'il en soit, j'ai lu assez d'écrivains américains et regardé depuis assez longtemps Arte pour me faire une idée suffisante des enjeux en jeu dans ce jeu.
undefined Bref, après tirage au sort, Benk incarna l'éléphant républicain Nixon, et moi l'âne démocrate Kennedy. undefined
"1960 : ...." fait partie de la famille des "card driven games" des jeux la plupart du temps lourds et à réserver à un public de joueurs avertis; ce n'est pas le cas ici, le système est rapidement assimilable, les cartes, à undefined la base de la mécanique, ne peuvent s'utiliser que de deux façons, soit en tant qu'évènements, soit en points de campagne.  Attention, le jeu est tout de même extrêmement riche et ouvert, agrémenté, en plus du jeu undefined undefined undefined undefined undefined undefined undefined undefined undefined des cartes, de plusieurs système subtils tactiquement et stratégiquement parlant, que je ne décrirai pas, cela alourdirait inutilement ce compte-rendu, et puis je n'ai pas trop de temps à perdre si je veux réussir à ouvrir "Les Chroniques Ludiques" au mois de mai.
Passons rapidement en revue le matériel, un plateau sobre et efficace, des cubes en bois, de chouettes grands pions en cartons représentant les candidats, mais surtout un paquet de cartes sublimes, illustrées par de magnifiques photos d'époque et soulignées d'un "flavour text"; du bel ouvrage en somme.
Notre partie approcha les quatre heures; quatre heures palpitantes et intenses, sans temps mort ni pitié.  Pour ma part, j'ai finalement ressenti ce jeu comme un gros jeu de majorité, je l'ai vécu tel un El Grande "on steroids " comme disent les ricains.  Le moins que l'on puisse dire c'est que l'ensemble est vicieux et terriblement violent.  Lors du premier tour j'ai facilement pris de l'avance grâce à  une excellente main de cartes et à une erreur fatale de Benk, après quoi je suis même parvenu à prendre le fief californien de Nixon.  Puis la vapeur s'est lentement mais sûrement inversée, Nixon, pardon Benk, misant sur le contrôle absolu des médias, lesquels me mirent perpétuellement des bâtons dans les roues et lui permirent de reconquérir facilement son fief.  Vint alors, entre le tour 6 et 7, le moment du grand débat télévisuel, au cours duquel je me suis ramassé une jolie morflée.  Je tentai le tout pour le tout lors des deux derniers tours, grâce à une carte évènement particulière, autorisant le joueur contrôlant le Connecticut à reprendre un grand avantage en Californie lors du jour des élections. Ce fut alors un combat à mort pour le Connecticut, que je parvins à contrôler envers et contre tout; mais cela ne suffit pas, Benk ayant toujours une trop grande emprise sur les médias.  Tout ça pour dire que la partie se révéla tendue jusqu'au dernier moment et que j'ai déja exigé ma revanche.
Un jeu plus qu'excellent donc, mais qui nécessite plusieurs parties pour s'habituer aux nombreuses cartes et angles d'attaque ou de défense.
N'oublions pas de préciser que le jeu est entièrement en anglais et qu'une connaisance moyenne de cette langue est nécessaire pour pouvoir y jouer.
À ce propos, pour mes éventuels probables futurs clients que cela intéresserait, "Les Chroniques Ludiques" auront un espace spécialement dédié aux jeux anglophones dont aucune traduction n'est prévue par un éditeur francophone; évidemment, "1960 : The Making of the President" fera partie du lot.




Score Final :

Benk (Nixon)     :        285
Angelo (Kennedy) :     242 (Damned !)











Voilà, j'ai épuisé le sujet mais pas mon stock de photos :

Par Angelo Curatolo - Publié dans : Comptes-rendus de parties
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Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /2008 08:25
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C'est avec l'intention de faire une partie de "1960 : The  Making  of the President" que je me rendis ce soir là  chez  Benk  et Agnes;  cette visite était déja, pour Benk et moi, la deuxième tentative de jouer à ce jeu, mais à chaque fois, une fois assis autour de la table, nous ne pouvions nous empêcher de bavasser, surtout moi, au sujet de cette boutique que je me suis mis en tête de mettre sur pied depuis une dizaine d'années et que je vais enfin pouvoir concrétiser d'ici peu; un projet qui pourrait d'ailleurs être parfaitement résumé par le titre de cet article, maintenant que j'y songe. undefined
Quoi qu'il en soit, après deux heures d'élucubrations les plus extrêmes, à effrayer le plus farfelu et original des clients, Benk ne voulut pas qu'on se quitte sans jouer au moins à un petit jeu de derrière ses fagots.  Il nous sortit donc de sa manche "Gra Gra Company" un jeu japonais de mr. Susumu Kawasaki, aujourd'hui édité par l'éditeur américain "Z-Man Games" sous le nom de "Stack Market"; bref une idiotie aux matériel et concept douteux, mais qui réussit à nous faire passer un savoureux moment de détente et de déconnade.
De quoi est-il question (extrait de la règle) : "Dans Stack Market, les joueurs investissent dans des
compagnies florissantes. Le succès d'une compagnie
est mesuré par la hauteur de son siège - que les
joueurs construisent en empilant des dés. Toutefois,
plus la valeur d'une compagnie grandit, plus elle peut
devenir instable, et risque de s'écrouler, les
investisseurs perdront leur argent. Après 3 manches,
le joueur avec le plus d'argent gagne." undefined                                                    
Nous n'avons effectué qu'une manche, qui nous parut amplement suffisante, vu notre état et l'absurdité du principe. Je ne vois pas trop ce que je pourrais raconter au sujet de cette partie, nous avons tout le long de celle-ci tenté d'ajouter un certain nombre de dés en bois mal découpés et mal finis, selon une règle sadique, au sein de la compagnie dans laquelle nous avions décidé d'investir le tour précédent, en priant pour que les dés, pardon le marché, ne s'écroulent pas, nous faisant perdre de la sorte des bénéfices des plus difficiles à engranger.  La bonne humeur et la rigolade furent néanmoins présents du début à la fin, et malgré toute la dexterité dont a su faire preuve Benk, sans parler de la mienne qui me fit gagner la carte bonus pour le building le plus haut, c'est Agnes qui l'emporta, je ne sais pas trop comment ni pourquoi, j'étais trop naze; en fait si je sais, c'est elle qui a su éviter le plus d'effondrements en se montrant la plus raisonnable dans ces empilements, une bonne leçon pour les investisseurs trop gourmands.

undefined Pas un mauvais jeu, il faut juste savoir le sortir à la bonne occasion et avec les bonnes personnes; des personnes ne craignant pas la dérision et la légèreté, voulant passer un moment ludique convivial sans se prendre la tête ni vouloir prouver une quelconque supériorité stratégique, n'ayant rien contre le ridicule ni contre un matériel un peu foireux. J'avoue avoir assez apprécié, j'ai toujours eu un faible pour les loufoqueries et les idées les plus insensées.

Score Final : - Agnes  90.000 dollars
                    - Angelo 50.000 dollars
                    - Benk    30.000 dollars



Comme il se trouve que j'ai encore en stock un tas de photos de cette partie, les voici; pas de pitié :

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Par Angelo Curatolo - Publié dans : Comptes-rendus de parties
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