85 m² de malin plaisir pour tous les goûts et toutes les bourses. Venez découvrir chez nous de quoi vraiment entraîner et entretenir votre cerveau, ou bien simplement de quoi vous éclater en famille ou entre amis.
Dates des Ateliers "Games Workshop"
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Dates des Ateliers "Games Workshop"
Ce mercredi 28 février il m’est arrivé une chose véritablement extraordinaire.
Je me suis rendu, comme la plupart des matins, sur les lieux de ma future boutique, histoire de tenter de faire avancer les choses, malgré l’extrême lenteur des administrations et de certains
entrepreneurs ; sans commentaires.
C’est alors que j’ai décidé, sur une impulsion, de m’arrêter un moment de monter des étagères bon marché dans les caves, pour aller me présenter et prendre la température, auprès d’une boutique
« gnangnan », comme je les appelle, spécialisée en articles pour petits monstres, située à une petite centaine de mètres de chez moi ; une boutique du nom de « Graine de
Soleil ».
Mes intentions étaient de rassurer la tenancière, que j’avais déjà entraperçue à travers la vitrine quelque temps auparavant, lors d’une opération exploration-espionnage du quartier. Mon idée était de lui faire bien comprendre que j’allais me positionner de façon radicalement opposée à la sienne, que moi, les petits enfants, je les croquais au petit déjeuner,
que d’ailleurs j’en avais déjà trois collés à mes basques et que je n’avais pas l’intention de me laisser envahir par cette engeance dans ma boutique, non mais sans blague.
J'entre donc, je me présente donc, je m’exprime donc sur mon projet comme je vous l’ai expliqué, mais dans un style un peu moins trash, et tout se passe plutôt bien, cette jeune femme
se montre très sympathique et fort compréhensive, mais surtout franche sur ses ambitions, ce que j’apprécie presque aussi grandement que son charme.
Puis vint le moment où elle se rend sur le site de ma boutique dont je viens de lui donner l’adresse. Et là quelque chose se passe, mon prénom l’interpelle, ma tronche même semble lui dire
quelque chose, ce à quoi je lui réponds qu’elle est peut-être tombée un jour par hasard sur un de mes comptes-rendus de parties sur le net. Ce n’est pas ça,
m’affirme-t-elle, puis ça dérape, elle m’interroge. Mon père est-il restaurateur ? Oui… Est-ce que j’habite la commune bruxelloise d’Auderghem ? Non, mais c’est effectivement la commune
de mon enfance et adolescence. Je ne l’ai jamais vue avant cette jeune femme là, j’en suis sûr, je ne comprends rien du tout. Elle continue, ma femme n’est-elle pas roumaine ? Non,
polonaise. La petite musique de la quatrième dimension commence à résonner dans mon esprit, je me dis que ça y est, c’est aujourd’hui que je vais finir en
camisole ; c’est ma crainte principale, qu’un jour l’on se rende compte que je suis fou et que l’on m'enferme.
Elle me rappelle à l’ordre, ne bougez surtout pas, m’ordonne-t'elle, je reviens, ne bougez pas !
Elle disparaît quelques instants dans l’arrière-boutique et appelle quelqu’un qui est occupé dans la cave.
Elle revient et me ramène mon ami.
« Gaëtan »
Mon ami.
Avec qui j’ai vécu des instants d’une intensité mystique durant mon adolescence et mes débuts dans la vie d’adulte. Nous sommes restés un moment comme deux ronds de
flan, j’ai dû m’asseoir sur un tabouret que m’a tendu prestement la compagne de Gaëtan, Marie-Anne, et ai essuyé de chaudes larmes de bonheur.
Cela faisait un nombre considérable d’années que la vie nous avait séparés, mais je ne l’avais jamais oublié, j’ai toujours pensé à lui et je ne m’en suis jamais fait pour lui ; je n’ai
jamais cherché à retrouver sa trace, j’ai toujours su que nous allions un jour ou l’autre nous retrouver. Ce n’est pas du baratin, c’est simplement la vérité, je ne
suis ni croyant, ni superstitieux, mais c’est comme ça.
Mais comment Marie-Anne m’a-t-elle reconnu ? Vu qu’on ne se connaissait pas…
Et bien elle m’avait simplement vu lors du visionnage d’une cassette vidéo de mon mariage que Gaëtan possède encore; si je ne me trompe pas, c’est d’ailleurs lui qui a dû la tourner ; comme
quoi je n’ai pas changé, tiens, après plus de douze ans.
Par contre, jamais je n’aurais imaginé le croiser dans une telle circonstance, au milieu d’une boutique de jeux et jouets pour enfants, que sa compagne et lui ont reprise depuis neuf
mois. Gaëtan et moi sommes des personnages qui n’avons jamais su nous fondre avec aisance dans un quelconque moule offert par la société, et peut-être y a-t-il
finalement une logique dans nos parcours, qui nous ont fait choisir de devenir indépendants ; m’enfin de là à se retrouver dans le même secteur d’activité, et qui plus est proche l’un de
l’autre, c’était tout de même sacrément improbable.
Et le plus marrant dans tout ça, c’est qu’ils projettent de développer la partie jeux de société pour adultes de leur boutique, histoire de ne plus uniquement gagner
ignoblement leur vie sur le dos d’enfants innocents ; nous nous retrouvons donc potentiellement franchement concurrents.
Seulement ils ne se sentent pas encore tout à fais prêts, ils manquent d’expérience dans ce domaine.
Et vous savez quoi, j’ai décidé de les aider de toutes mes forces dans la réalisation de ce projet.
Je suis fou, inconscient, suicidaire, pas commerçant, très mauvais commerçant, naïf, faible d’esprit ?
Non.
Je n’ai jamais aimé la facilité et rien n’a jamais été facile pour moi.
Aujourd’hui j’approche doucement de la moitié du chemin, le temps passe et les œufs durent, je n’ai plus peur de grand-chose, et j’ai décidé de changer la vie.
Et comme le dit le chanteur Renaud dans une de ses chansons, si je ne peux pas alors je dis halte à tout.
Bref, après tirage au sort, Benk incarna l'éléphant républicain Nixon, et
moi l'âne démocrate Kennedy.
la base de la mécanique, ne peuvent s'utiliser
que de deux façons, soit en tant qu'évènements, soit en points de campagne. Attention, le jeu est tout de même extrêmement riche et ouvert, agrémenté, en plus du jeu
des cartes, de
plusieurs système subtils tactiquement et stratégiquement parlant, que je ne décrirai pas, cela alourdirait inutilement ce compte-rendu, et puis je n'ai pas trop de temps à perdre si je veux
réussir à ouvrir "Les Chroniques Ludiques" au mois de mai.
Pas un mauvais jeu, il faut juste savoir le sortir à la bonne occasion et
avec les bonnes personnes; des personnes ne craignant pas la dérision et la légèreté, voulant passer un moment ludique convivial sans se prendre la tête ni vouloir prouver une quelconque
supériorité stratégique, n'ayant rien contre le ridicule ni contre un matériel un peu foireux. J'avoue avoir assez apprécié, j'ai toujours eu un faible pour les loufoqueries et les idées les plus
insensées.
une fois sur place, juste après avoir pris un premier cliché du palais de justice plongé dans une brume maussade, les piles de mon appareil m'ont lâché, comme un sinistre signe du
destin, ou plutôt parce que j'avais oublié que deux jours auparavant j'avais mitraillé à tout va lors d'une longue et palpitante partie de "1960 : The Making of the President"; partie au sujet de
laquelle je reparlerai prochainement.
Et voilà,
j’ai balancé aux oubliettes 17 ans de fidèles et loyaux services dans la vente de fournitures de bureau et de matériel scolaire. A 37 ans j’ai définitivement tourné cette page de ma vie, pour me
lancer dans un projet qui me tient à cœur depuis des années, l’ouverture d’une boutique uniquement dédiée aux « Jeux de Société » à Bruxelles. Certes cela peu paraître risqué, et ça
l’est ! Il m’a d’ailleurs fallu un certain temps pour parvenir à faire avaler cette couleuvre joueuse à mes proches, pour que finalement certains se décident même à devenir mes
partenaires. Je les en remercie de tout cœur et leur garantis que je mettrai tout en œuvre pour ne pas les décevoir. Mais le plus important est que je tente de concrétiser un rêve, et
que même s’il devait s’avérer que je doive me planter en beauté, j’aurai au moins essayé et je ne regretterai rien à l’heure de mes vieux jours.
Mais pourquoi avoir choisi « Les Chroniques Ludiques »
comme nom pour ma boutique ? Tout d’abord parce que je voulais un nom qui sonne adulte et non pas infantile, comme par exemple « Le joyeux lutin joueur» ou encore « Le royaume
enchanté du jeu ». Je proposerai évidemment des jeux de société pour tous les âges, mais absolument pas de jouets ou encore de jeux d’initiation; de même que si j’exposerai des jeux pour
jeunes joueurs en vitrines, il est hors de question que je transforme celle-ci en un paysage digne des meilleures aventures des bisounours. J’ai donc l’intention de séparer très nettement la
partie pour enfants du reste de la boutique, au sein de laquelle je compte me donner à fond pour promouvoir, à la fois les jeux dits « familiaux », c.à.d. grand public, et les jeux dits
« pour joueurs » c.à.d. pour connaisseurs. Ceci dit, j’adore les enfants, j’en ai trois moi-même, et j’aurai ma façon bien à moi des les émerveiller, mais chut….. Je ne compte pas
encore dévoiler mes idées et concepts tarabiscotés… En ce qui concerne les jeux en bois et compagnie, la concurrence sur Bruxelles est bien trop rude et le marché complètement saturé, sans
compter que de nouvelles boutiques vont certainement encore voir le jour d’ici peu, toutes plus ou moins calquées sur un modèle gnangnan que je trouve un peu lassant; je laisse donc ce marché aux
personnes bien plus spécialisées que moi dans le domaine, et ce depuis des années, de toute façon je n’aurais aucune chance.
Je ne choisis donc pas l’option offensive, mais vais plutôt tenter de
jouer la carte de la différence, en toute modestie, en ouvrant une boutique à mon image, mettant en avant ma vision du jeu, avant tout décontractée et épicurienne, autant que contrastée et
hétéroclite, allant du plus loufoque, en passant par la case néophyte, pour finir par le plus prise de tête.
Il me reste toutefois pas mal de boulot à me coltiner avant
l’ouverture, sans parler qu’il va falloir que j’essaye de passer à travers les pièges les plus vicieux et les plus cruels que n’hésiteront pas à me tendre les fournisseurs une fois qu’ils verront
débarquer devant eux un bleu de mon espèce, au visage angélique de pigeon de première.